LE FOND DE L'AIR EST ROUGE EN PRESENCE DE GEORGES BOLLON

jeudi 17 mai 2018 de 19h00 à 23h00

Clermont-Ferrand, Cinéma le rio
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Projections

LE FOND DE L’AIR EST ROUGE de CHRIS MARKER, avec un débat animé par Georges Bollon

 

Film en deux parties, réalisé en 1977 et remonté à deux reprises, en 1998 et 2008

Projection de la 1ère partie : « Les mains fragiles » 89 minutes

Entracte dinatoire

Projection de la 2e partie : « Les mains coupées » 92 minutes

 

“On a tendance à croire que la 3e guerre mondiale commencera avec le lancer d’un missile nucléaire. Je pense plutôt qu’elle s’achèvera ainsi. D’ici là, continueront de se développer les figures d’un jeu compliqué dont le décryptage risque de donner du boulot aux historiens de l’avenir, s’il en reste. C’est un jeu bizarre, dont les règles changent au fur et à mesure de la partie, où la rivalité des super-puissances se métamorphose aussi bien en Sainte Alliance des riches contre les pauvres qu’en guerre d’élimination sélective des avant-gardes révolutionnaires, là où l’usage des bombes mettrait en danger les sources de matières premières, qu’en manipulation de ces avant-gardes elles-mêmes pour des buts qui ne sont pas les leurs. Au cours des dix dernières années, un certain nombre d’hommes et de forces (quelquefois plus instinctives qu’organisées) ont tenté de jouer pour leur compte – fût-ce en renversant les pièces. Tous ont échoué sur les terrains qu’ils avaient choisis. C’est quand même leur passage qui a le plus profondément transformé les données politiques de notre temps. Ce film ne prétend qu’à mettre en évidence quelques étapes de cette transformation. »
Chris Marker

Réalisée en 1977, remontée en 1998, cette saga de la gauche vue par Chris Marker résonne dans les décennies qui suivent mai 68. Les années Mitterrand, les années sida… L’actualité d’une œuvre aujourd’hui encore mise en jeu.
En trois heures et deux volets, Chris Marker retrace dix années d’histoire de la gauche, des révoltes aux exercices de l’Etat. Un magistral montage d’archives qui utilise les images de témoins « dont le travail s’oppose sans cesse à celui des pouvoirs, qui nous voudraient sans mémoire ». Cette mémoire est celle des utopies et de leur fin, de la fin de siècle des idéologies.  La chronique lyrique et mélancolique d’un échec qui pèse sur le monde contemporain. Le fond de l’air est grave, comme le dit aujourd’hui Marker.

 

Dans le cadre de la rétrospective consacrée à Chris Marker

 

Organisateurs

Cinéma Le Rio
Cinéma de Quartier

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